HAARP
Pendant des années, le Pentagone a refusé d'admettre que la gigantesque installation constituée d'émetteurs, de radars et magnétomètres était une sorte de superarme. Mais il se pourrait que la théorie de la conspiration évoquée si souvent ait finalement un fond de vérité. Depuis le début, beaucoup d'encre a coulé sur la mission du HAARP et ses possibilités potentielles. On a écrit qu'il s'agissait d'un gigantesque système de contrôle de la pensée, de contremesures antimissiles, d'un système de contrôle du climat jusqu'à un laboratoire de scientifiques fous qui voulaient faire bouillir l'ionosphère du fait que les ondes hertziennes pouvaient réchauffer l'atmosphère... Ceux là oublient que les milliers d'orages qui se produisent sur Terre chaque jour y contribuent bien plus, et plus encore depuis que l'on a découvert qu'ils émettaient des jets de plasma dans la stratosphère! Aujourd'hui, l'Armée nous dit qu'il s'agit d'un système électronique aux effets beaucoup plus bénins. "Le but du HAARP est de produire des ondes radios pour sonder l'ionosphère", a déclaré en octobre dernier un officiel du Laboratoire de Recherche de l'USAF. Par recoupement avec d'autres informations recueillies par des journalistes d'investigation, nous savons que ce militaire dit la vérité, du moins jusqu'à un certain point. Car on constate qu'une fois de plus les militaires nous cachent quelque chose à propos du programme HAARP. Jugez par vous-même. HAARP, le rapport de l'armée Un rapport publié par l'USAF en 1998 et intitulé HAARP: Research and Applications Joint Program Report a été rendu public dernièrement dans le cadre du Freedom of Information Act (FOIA) et a été publié sous forme d'un fichier PDF sur le forum du site Above Top Secret qui débusque notamment les fraudes dans les notifications d'OVNI et autres supercheries. Ce rapport de 19 pages est fascinant. Il a été rédigé conjointement par des ingénieurs du Laboratoire de Recherche de l'USAF (AFRL) et du Bureau de Recherche de la Navy (ONR) et décrit les usages militaires potentiels du programme HAARP, des informations sensibles rendues publiques qui ne doivent pas plaire au Pentagone. Le côté visible de HAARP HAARP n'est pas du tout une base militaire secrète entourée de fils barbelés et surveillée par des gardiers taciturnes et armés... Comme l'indique la pancarte placée à l'entrée du bâtiment situé sur la route qui relie Anchorage à Fairbanks, HAARP est un laboratoire de recherche sur l'ionosphère. On y étudie la propagation d'ondes longues modulées en amplitude (ELF) ainsi que des ondes-courtes comprises entre 2.8 et 10 MHz (HF). HAARP utilise un réseau de 180 antennes rayonnant verticalement afin d'effectuer des sondages verticaux ou obliques dans l'ionosphère. Il s'agit de dipoles croisés multi-bandes fonctionnant entre les bandes ELF et HF. Chaque antenne est capable d'émettre avec une puissance de 20 kW. La puissance totale rayonnée atteint 3.6 MW PEP (3.98 MW ERP) et peut atteindre 27 MW PEP! Les scientifiques aimeraient la porter à 100 MW PEP. Occasionnellement les radioamateurs sont amenés à participer à ce projet en communiquant des rapports d'écoute lors de tests effectués sur 3.3, 3.39 et 6.99 MHz. Des sondages sont également effectués entre 100 et 350 km de distance pour mesurer l'épaisseur de l'ionosphère. Parmi les projets avancés, nous savons depuis longtemps que HAARP peut ioniser l'ionosphère dans le cadre du programme IDS, étudier le relief caché par les sédiments, sans parler de l'étude propre de l'ionosphère (la dynamique des couches ionosphériques, la propagation des signaux et du bruit, les interactions terre-soleil, etc) afin d'améliorer la représentation du modèle IRI qui représente l'ionosphère de référence. Le côté obscur de HAARP
Ainsi que les radioamateurs le savent, la façon dont les ondes-courtes sont réfléchies dans l'ionosphère fait toute la différence dans le trafic à longue distance (DX) et HAARP dispose des moyens de l'influencer. Le document décrit également la manière dont HAARP peut influencer le circuit électrodynamique auroral (le générateur MHD), c'est-à-dire le flux naturel d'électricité qui passe dans la magnétosphère et par les pôles, dont l'énergie varie entre 100 et 1000 GW (l'équivalent de 10 à 100 centrales nucléaires). A ce niveau d'énergie, le fait de perturber les propriétés électriques de l'ionosphère entraîne que de gigantesques flux d'énergie peuvent être modifiés en fermant simplement un interrupteur. Concrètement, le flux géomagnétosphérique naturel peut être modulé pour créer un gigantesque radio-émetteur basse-fréquence à l'échelle de la planète, excusez du peu! Ce genre d'application intéresse beaucoup les militaires. Les fréquences ELF (Extremely low frequency) sont utilisées pour les communications sous-marines et pour sonder les planètes par radar. HAARP se sert des ELF car leur longueur d'onde permet de couvrir une partie significative de la Terre sans être perturber par les constructions urbaines notamment. Selon ce document, les ELF peuvent être utilisées pour sonder les fonds marins, pour localiser les mines sous-marines et même pour détecter des objectifs souterrains. Ce que ne dit pas le document c'est qu'on se sert également des ELF dans les GSM digitaux aux fréquences de 8 Hz et de 217 Hz, où nous savons qu'elles sont dangereuses pour la santé. A présent, asseyez-vous bien, HAARP peut également induire des "précipitations de particules énergétiques" dans l'ionosphère, ce qui peut "affecter le fonctionnement et la durée de vie des satellites artificiels". On se trouve en fait ici avec exactement les mêmes effets que ceux produits par les éruptions solaires (CME), les explosions nucléaires ou l'effet EMP en haute atmosphère. Dans le spectre HF, HAARP est également capable "d'améliorer les liaisons par onde de sol (terre-terre) ou satellite-terre qui sont d'ordinaires marginales ou absentes." HAARP serait donc en mesure de créer une couche radioélectrique offrant des capacités de transmission transhorizon pour les systèmes radios et radars. Il pourrait même se transformer en émetteur radar HF. Enfin, HAARP peut travailler dans le spectre optique et proche IR et créer des illuminations dans le ciel. Les scientifiques ont déjà créé des nuages de plasma dans l'ionosphère (Cfr le bouclier antimissile PASS et les études de l'ONR). HAARP peut produire des "lueurs d'une puissance de l'ordre du mégawatt [...] dans la partie infrarouge du spectre [offrant] des implications militaires significatives pour la détection IR et les contremesures." En pratique, HAARP est en mesure de créer une lueur infrarouge dans l'ionosphère capable d'aveugler (saturer) sélectivement les capteurs IR des satellites. Sachant que ces satellites peuvent détecter les missiles intercontinentaux (ICMB), avoir le moyen de les perturber offre un avantage considérable. Si ces projets n'ont a priori rien à voir avec un système de modification du temps comme certains l'imaginent, il faut malgré tout se dire que ce n'est qu'un rapport préliminaire et qui ne présente que ce que l'Armée a bien voulu rendre public... Car vous pouvez être certain que s'il y a 19 pages, il en existe 100 fois plus qui ne seront jamais divulguées si elles concernent des secrets d'Etat touchant notamment la sécurité nationale.Pour plus d'information sur les activité du HAARP, consultez les deux articles du GRIP publiés en 1998: "Le programme HAARP, science ou désastre?" et "L'ionosphère, terrain expérimental de la guerre climatologique?" (PDF). Notons que la puissance ERP indiquée dans ce dernier document est fausse. Merci à Passion-indoor pour le lien. |
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